Reportage sur l’un de nos fournisseurs : la Coop Bio Île-de-France

La Coop Bio Île-de-France nous livre toute l’année, fruits et légumes frais de saison, cueillis seulement 24 heures avant leur dépose rue Gaston Lauriau et beaucoup d’autres produits : laitages, bocaux de légumes cuisinés…

Lavage et brossage des légumes
Lavage et brossage des légumes

En 2011, les producteurs se regroupent sous forme associative, et sont centrés sur l’approvisionnement des cantines scolaires de la région.

La trentaine de producteurs convient en 2016 de changer de vitesse. L’investissement dans une légumerie – les légumes y sont lavés, épluchés, découpés en fonction des besoins puis mis sous vide pour être livrés – est décidé. Afin de porter ce coûteux et bel outil, le passage au statut de Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) est acté. Son objectif : commercialiser les produits à un prix juste pour les producteurs.

Rinçage et refroidissement des légumes après lavage
Rinçage et refroidissement des légumes après lavage

Six collèges structurent la vie de la coopérative. Le collège des producteurs possède 50% des voix et les cinq autres collèges (salariés, partenaires officiels, collectivités, transformateurs, clients) se répartissent les autres 50 %.

En 2017, 7 salariés travaillent à la Coopérative. Aujourd’hui, ils sont 15 pour assurer l’ensemble des activités de la Coopérative. Environ 128 sociétaires (dont 80 agriculteurs incluant la Bergerie Nationale de Rambouillet) y sont réunis.

La Coopérative s’est tournée vers les magasins à partir de 2012, et a développé pour eux des produits adaptés. Alors qu’en 2020, le confinement a été l’occasion de fortement « cultiver cette cible », l’année qui a suivi n’a, malheureusement, pas confirmé l’embellie. L’offre dépasse la demande ! Actuellement, 30 000 œufs par mois sont invendus.

Mise en cagettes des légumes nettoyés
Mise en cagettes des légumes nettoyés

Face à ces difficultés, la Coopérative réagit.
Depuis février 2022, elle a baissé le « franco » à 300 €, a mis en œuvre un contrôle qualité des caisses, a recruté Aurélien Ducoux, qui se charge de la partie magasin (alors qu’Alexia Houriez, en poste à la Coopérative depuis 5 ans, assure le suivi de la restauration collective). La Coopérative a également investi dans l’embauche d’une chargée de communication.

Bac de stérilisation
Bac de stérilisation

Par ces différentes actions, la Coopérative cherche à améliorer son service en direction des magasins et à élargir la gamme des produits proposés. La Caravane ne peut que s’en réjouir !

Portrait de Caravanier

Aujourd’hui, nous découvrons le portrait de Pascal Germain

Pascal Germain

Qui suis-je ? Comment me décrire en 3 mots ?
Un Vosgien expatrié, militant de l’Education populaire, engagé socialement.
En trois mots : impatient, combattant et humaniste.

Quelle est la raison qui m’a fait rejoindre La Caravane ?
Un projet ambitieux, favorisant le concept de « consommer autrement » dans le respect des individus.

Le produit que j’ai découvert à La Caravane ?
L’utopie.

Mon produit préféré à La Caravane ?
Les légumes.

Le poste qui me plaît le plus pendant mon service (caisse, balance, mise en rayon, accueil, ménage, livraison, déballage, …)
En tant que coordinateur, j’aime partager et conduire à rendre autonome les membres de l’équipe.

Est-ce que je fais partie d’un groupe thématique ? Quel est son rôle ? Comment je m’y implique ?
Je fais partie du groupe APPI, du conseil d’administration et du groupe travaux.
La mission de ce groupe APPI est de promouvoir et développer les relations avec les populations proches de la boutique, de proposer des actions de « partage des savoirs » et de développer du lien social. Je m’y implique en proposant des actions, en participant activement aux différents moments d’échanges et de rencontres.

Quel serait mon souhait d’évolution de La Caravane ?
Passer rapidement au supermarché coopératif.

Focus sur la nouvelle rubrique « Recettes » du site internet de La Caravane, pourquoi cette nouvelle page ? Que va-t-on y découvrir ?
Ces propositions de recettes vont permettre de valoriser et de promouvoir les produits de la boutique, faire prendre conscience de la saisonnalité et de l’innovation culinaire.
Nous proposons des fiches recettes, des guides produits et les richesses de nos producteurs.

Animateurs d’ateliers à La Caravane autour de la gastronomie, la cuisine serait-elle ta pièce préférée dans la maison ? Pourquoi ?
Ma cuisine est un laboratoire culinaire, un lieu de partage, mon lieu de ressourcement.
L’art culinaire et la gastronomie font partie de l’histoire des « Hommes », ils permettent la transmission d’un patrimoine culturel aux générations, ils favorisent la connaissance des peuples du monde.

Bonus, en avant-première : y a-t-il un nouveau thème que tu aimerais faire découvrir aux adhérents dans un prochain atelier ?
Le travail des légumes, leur juste cuisson et les assaisonnements créatifs.
Le travail des pâtes de pâtisserie (pâte brisée, sablée, feuilletée, etc.).

Portrait d’Hichem, nouveau salarié de la Caravane

Deuxième salarié de La Caravane, Hichem est arrivé parmi nous le 2 novembre 2021. Il serait temps de le présenter comme il se doit.

Après 10 ans d’exercice dans le secteur de la restauration à différents postes, il s’est reconverti dans la gestion opérationnelle et la comptabilité. Ça tombait bien pour nous, les coopérateurs !

Hichem n’est pas montreuillois, mais qui sait ? Peut-être,  La Caravane lui donnera-t-elle envie d’embarquer dans la ville ?

Apprenons à mieux connaître Hichem…

Ma musique préférée :

Michael Jackson – Heal The World.  https://yewtu.be/watch?v=BWf-eARnf6U

 

Mon film préféré :

Rocky I

 

Le bouquin que je conseille à tous les membres :

L’ Alchimiste de Paolo Coelho (retombons dans notre période ado ça fait du bien !)

 

Le produit découvert à La Caravane :

Le sucre moscovado, non raffiné, d’une saveur moins sucrée que le sucre blanc mais très riche en arômes notamment de mélisse.

 

Le produit préféré :

Les chocolats papillotes, bonbons (son tiroir est rempli, chut !).

 

La raison qui m’a fait rejoindre La Caravane :

Les ateliers « partage de savoir ». Hichem souhaite prendre sa part dans les animations et pense à un prochain thème « Outils et astuces pour gérer son budget quotidien ».

(Le prochain atelier aura lieu le 20 janvier à 19h à la salle Franklin, le thème : les produits d’entretien maison !)

 

Ce que j’apprécie le plus à La Caravane :

Son projet coopératif car y participer en tant que salarié, c’est bien plus que travailler dans une entreprise classique.

 

Ce qui me manque à La Caravane :

Si j’étais coopérateur et habitais à Montreuil, il me manquerait la livraison pour les personnes non véhiculées.

La Caravane avance dans la création de la coopérative

Le deuxième forum de l’année de La Caravane, organisé le 29 juin dernier, a notamment permis de faire un point d’avancement sur le processus de création de la coopérative.

Les travaux préparatoires à la transformation de l’association en coopérative ont débuté. Il y a du pain sur la planche, avec de nombreux chantiers à traiter, des approfondissements nécessaires, notamment sur le choix des statuts, mais le processus est enclenché.

L’objectif, si possible, est de basculer en coopérative au 1er janvier 2022.

Pourquoi créer une coopérative ?

D’abord, parce que c’est le projet de départ, qui sous-tend la mise en place de La Caravane.
Ensuite, parce que les principes des coopératives se reflètent bien dans l’esprit de La Caravane:

  • Adhésion volontaire et ouverte à tous
  • Pouvoir démocratique exercé par les membres
  • Participation économique des membres
  • Autonomie et indépendance
  • Education, formation et information
  • Coopération entre les coopératives
  • Engagement envers la communauté

Pour en savoir plus sur le calendrier de mise en œuvre, sur les tâches à mener, retrouvez la présentation faite lors du forum !

Et pour participer à ces travaux, n’hésitez pas à envoyer un petit message à contact@lacaravanecoop.fr

Portrait d’une Caravanière déconfinée

Portrait de Pascale Causeret

Découvrez le portrait de Pascale
Pascale est Montreuilloise depuis 1999. Très impliquée dans la vie associative de sa ville, elle a créé l’association Hommes et Plantes qui a pour objet de faire découvrir les plantes sauvages comestibles, de les cuisiner et de réaliser des produits de soins avec les cueillettes. Pascale enseigne le Qi Gong de la santé. Elle est adhérente à La Caravane depuis juin 2019.

Quelle est la raison qui m’a fait rejoindre La Caravane ?
Adhérer à La Caravane c’est participer à un projet collectif qui a de plus en plus de sens aujourd’hui où les possibilités d’interventions dans nos choix se réduisent . C’est créer du lien, proposer et débattre.

Le produit que j’ai découvert à La Caravane
Le chocolat Cachet est particulièrement bon et son prix très intéressant.

Mon produit préféré à La Caravane
Le fromage Comté que nous avions pendant la période de fête. Je suis ravie de le retrouver au rayon frais de manière pérenne !

Le poste qui me plaît le plus pendant mon service
J’aime bien la caisse et la pesée où l’on peut échanger avec les adhérents qui viennent faire leurs courses. Et découvrir ainsi des produits.

Est-ce que je fais partie d’un groupe thématique ? Si oui, quel est son rôle ? Comment je m’y implique ?
Je fais partie du groupe thématique Vrac depuis sa création. Ce groupe est très engagé et dynamique. Chacun s’y implique en fonction de ses disponibilités. J’ai participé au choix du meuble et des équipements et à la formation des référents. L’ouverture du rayon Vrac a été vraiment gratifiant !

Quelle serait mon souhait d’évolution de La Caravane (nouveau produit, fonctionnement, activités…) ?
Améliorer le fonctionnement de La Caravane sur la question de l’approvisionnement. Il y a des périodes où il est difficile de faire ses courses fautes de produits en rayon. Cette situation, qui parfois dure longtemps, risque de détourner les adhérents du magasin et ils ne viendront faire des achats que le jour de leur service. Il faudrait créer un groupe commande qui permettrait d’aider ou de prendre en charge une partie du travail d’Eugénie [NDLR: coordinatrice du projet, salariée].

Mon livre/musique/film préféré
Mon livre préféré est L’œuvre au noir de Marguerite Yourcenar. Ma musique, le jazz et mon film, il y en a trop ! Je suis une cinéphile.

Retour sur l’assemblée générale du 6 mai 2021

Minute par minute (ou presque) (re)vivez l’assemblée générale 2021 de La Caravane.

19h – Les membres se connectent peu à peu, chacun cherche à couper son micro et s’isoler de ses enfants.

19h15 – Les rôles sont distribués : le président de séance qui va donner la parole via le tchat, l’animateur et le maître du temps.

19h20 – Eugénie, coordinatrice de projet, fait un rappel des événements marquants de cette première année pour l’épicerie : ouverture en janvier, confinement, adaptation aux consignes sanitaires changeantes, ouverture du rayon fruits et légumes, pré-commandes de Noël.

19h45 – Colette Benoit, comptable en chef, nous fait un cours d’analyse financière version « La Compta pour les Nuls ». Le rapport financier de l’année écoulée et le compte prévisionnel pour 2021 n’ont plus de secret pour les membres. Les orientations pour 2021 sont présentées.

20h00 – Le groupe « denrées fatiguées » dresse le bilan de ses travaux et les résultats du sondage qui annoncent une réduction sur le prix des denrées qui approchent de la date limite de consommation.

20h15 – Séance de questions – réponses. Il y en a de tous les côtés !
Certaines questions reviennent :

  • Ne peut-on pas élargir les horaires de vente? Pour ou contre l’ouverture le dimanche ?
  • Quand sera recrutée la 2e personne salariée ? Combien de candidatures La Caravane a-t-elle reçu ? Combien d’entretiens ?
  • Quels sont les besoins dans les groupes thématiques ?
  • A quand le prochain forum ?

20h45 – La fin de la partie se rapproche, il faut voter ! A l’ère du Covid, on vote à distance via un outil numérique, Balotilo.

21h00 – La cloche a sonné : fin des votes et résultats.
Les comptes 2020 sont approuvés et tou·te·s les candidat·e·s au conseil d’administration élu·e·s.

21h15 – Les nouveaux élus au conseil d’administration se présentent brièvement : 12 nouveaux administrateurs élus pour 2 ans, la parité est plus que respectée avec 10 femmes et 2 hommes ; 3 membres sont à mi-mandat.
Contrairement à la grande majorité des conseils d’administration en entreprise et même dans les associations, les femmes ont gagné le match de la représentativité à La Caravane!

22h00 – Rendez-vous est pris pour le prochain forum afin de discuter de l’avancée du projet, répondre plus en détail à certaines questions soulevées lors de l’assemblée générale et pouvoir en débattre en direct avant l’été !

Les membres du CA partagent leurs motivations

Portraits des membres du CA
Le 6 mai dernier, lors de l’assemblée générale de La Caravane, ont eu lieu les élections au conseil d’administration. L’occasion pour les membres nouvellement élus, réélus et en cours de mandat de nous présenter leurs objectifs, motivations et visions du projet.

Les membres en cours de mandat et réélus ont répondu à cette question:
« Selon vous, à quel chantier prioritaire La Caravane doit-elle s’atteler? »

Marie

Poursuivre l’appropriation du projet associatif par l’ensemble des membres,  afin de favoriser leur implication dans les processus de décision du quotidien, mais également dans les processus de construction du futur supermarché. Les groupes de travail thématiques ont besoin de vous, VENEZ PARTICIPER!

DANIELa

Pour moi, un des chantiers prioritaires est celui de l’embauche de la deuxième personne salariée. Pour consolider le projet, pour grandir et pouvoir nous tourner vers l’étape suivante : la coopérative et le supermarché.

Magali

A mon avis, le chantier le plus important pour le développement de La Caravane est la formation continue des coopérateurs, pour que les services se passent au mieux, dans une ambiance sereine, dans un magasin bien tenu.

Pemba

Poursuivre le chemin de sortie des circuits de la grande distribution en veillant à ne pas s’enclaver dans un entre-soi, donc favoriser au maximum l’inclusivité, et mobiliser l’ensemble des membres (services, ateliers partage de savoirs, …).

Claude

Difficile de faire le tri parmi tous les chantiers à mener. Mais pour y arriver, consolidons nos fondations, faisons vivre le collectif, ouvrons encore plus la Caravane vers l’extérieur, partageons notre utopie concrète.

Bernard

Je reprends à mon compte la phrase de Tom Boothe, un des fondateurs de la Louve : il nous faut trouver un équilibre entre l’inclusivité et la pureté de l’offre. Je pense donc qu’il nous faut offrir encore plus de produits alternatifs au conventionnel, moins chers.

« A quelle réalisation de La Caravane souhaitez-vous contribuer durant votre mandat de 2 ans au conseil d’administration? »
Une question posée aux nouveaux membres élus pour un 1er mandat:

Chantal

A mes yeux, relayer les membres du CA dans ce contexte si critique était minimal. Durant ce mandat, je souhaite contribuer au développement de La Caravane en tant que structure « apprenante ». Apprendre par son travail (bénévole, salarié), s’avèrera très utile lors de notre passage en coopérative.

Pascal

Il y a ceux qui regardent la terre telle qu’elle est et qui disent pourquoi, et ceux qui regardent la terre telle qu’elle devrait être et qui disent pourquoi pas ! J’ai à cœur de permettre à tous l’accès à des produits de bonne qualité, dans les principes de l’économie sociale et solidaire.

Benoît

Amplifier l’implication des membres dans la gestion de l’épicerie, pour réduire la charge des salarié·es. Augmenter la part des circuits courts : produits de qualité accessibles à tous, juste rémunération des producteurs. Poursuivre et élargir la collaboration avec d’autres coop : partage d’expérience, achats groupés…

Nathalie

Je voudrais poursuivre le travail engagé pour que chaque coopérateur trouve une place au sein du projet et puisse décider le plus possible et à chaque niveau du fonctionnement de l’épicerie et du développement de La Caravane.

Florence

Je viens d’arriver au CA. Je suis intéressée par tout ce qui fait le lien entre les caravaniers. J’ai constaté des points de vue très différents sur les enjeux de notre projet ; j’aimerais que le CA puisse faciliter l’expression et la rencontre de tous ces points de vue pour aller ensemble vers l’étape du supermarché.

Peggy

Ce qui me tient le plus à cœur est que le projet de La Caravane tel qu’il existe aujourd’hui, tel qu’il va se développer n’ait plus de zone de méconnaissance pour les membres, que chacun•e soit fier•e d’y contribuer et soucieux•se de son développement. Il m’importe que l’essor de l’épicerie vers le supermarché se fasse dans un esprit d’ouverture et d’exigence bienveillantes.

MURIEL

Je souhaite contribuer à faire de La Caravane un magasin accessible à toutes les bourses, ainsi qu’au développement de la communication interne.

Olivia

J’aimerais beaucoup contribuer à la mise en pratique des piliers « collaboratif » et « participatif » du projet, ainsi qu’à la promesse de l’alimentation de qualité abordable pour tous. Faire vivre notre modèle d’épicerie de coopérateurs-actionnaires-travailleurs-patrons-consommateurs !

 

Vin du moment : le Domaine de la Petite Tuile

En juin, La Caravane vous propose les vins d’un nouveau vignoble, en direct du producteur.

Et oui, dans notre large gamme de vins, il nous manquait un vin de Gaillac! Nous avons choisi Le Domaine de la Petite Tuile et pas que pour son joli nom, qui vient du lieu-dit où les vignes vieillissent, Téoulet qui signifie «Petite Tuile » en occitan.

Un terroir d’exception

Le vignoble multimillénaire de Gaillac, l’un des plus anciens de France, bénéficie de conditions climatiques idéales pour la culture de la vigne.

Mauzac, Duras, Loin de l’œil, Braucol… Dans la famille Debord, Clémence et Clément élaborent leurs vins à partir de ces cépages gaillacois historiques, très peu répandus dans les autres vignobles français, afin de mettre en lumière une forte identité locale, loin de toute standardisation.

Le Respect de la nature     

Le désir de continuer à faire vivre les vignes familiales s’accompagne chaque jour de la volonté de respecter et préserver au maximum leur environnement et la biodiversité de leur terroir. En conversion depuis sa création, le domaine est désormais certifié “Agriculture Biologique”.

L’élaboration des vins

Les vignes sont situées sur les coteaux de la rive droite du Tarn, où les sols argilo-calcaires et la diversité des expositions apportent finesse et complexité au vin.

Tout au long de l’année et du cycle végétatif de la vigne, Clémence et Clément prêtent une attention constante au respect des ceps et de la biodiversité alentour. Ils utilisent des techniques de culture des sols respectueuses de la terre, pratiquent une taille douce et le désherbage mécanique (et non pas chimique).

Pour ces vignerons, un bon vin se fait avant tout par le travail de la vigne. Dans cet esprit, ils n’utilisent qu’un minimum d’intrants dans les vinifications et chaque intervention est pensée comme l’affinage d’une matière brute, sans jamais chercher à modifier le caractère initial de chaque millésime.

La Caravane a sélectionné des vins de gammes différentes de ce domaine :

  • les Petite tuile blanc sec et Petite tuile rouge viendront compléter vos repas quotidiens.
  • le Prima – un rosé structuré ou rouge léger – se boira frais pour les apéros d’été!
  • Le Vallon et Les jours, vins de garde élevés en barriques de chêne, viendront accompagner les repas élaborés et mets délicats.

    

En juin, retrouvez notre sélection de vins du Domaine de la Petite Tuile en rayon à La Caravane  !

Pour en savoir plus sur le vignoble et sur les spécificités des vins  : www.domainedelapetitetuile.com/vins

 

Ouverture du rayon vrac à La Caravane

Très attendu par les membres de l’épicerie, le tout nouveau rayon vrac est officiellement ouvert à la vente depuis le 12 mai ! 31 produits disponibles, à terme une cinquantaine de références. Retour pas à pas sur la mise en place de ce rayon.

Dès l’ouverture de La Caravane début 2020, un rayon vrac est déjà dans les esprits des coopérateurs. Enjeux écologiques pour l’épicerie, continuité de l’engagement zéro déchet, marge de 20% concurrentielle. Tous les avantages et bénéfices des produits vendus en vrac sont là. Mais l’épicerie vient tout juste d’ouvrir, il faut y aller étape par étape, sans précipitation. Quelques produits sont quand même déjà proposés en vrac : madeleines, sucettes, shampoing solide.

Les tout nouveaux silos
Avant
Les nouveaux produits du rayon vrac
Après
Le vrac, un rayon plébiscité par les membres

Fin 2020, La Caravane est plus rôdée. Elle a ouvert son rayon fruits et légumes à l’automne ; il est temps de passer au vrac. Un nouveau groupe thématique se crée, le groupe Vrac. Les 10 membres participant au groupe se réunissent pour la première fois début novembre 2020 pour préparer le lancement.

Et l’une de leurs premières actions est de proposer un sondage aux membres pour connaître leurs attentes vis-à-vis d’un éventuel rayon vrac. Les résultats sont clairs et significatifs : les membres plébiscitent l’ouverture d’un rayon vrac à La Caravane ! A la question « Attendez-vous l’ouverture du vrac… », plus de la moitié répondent « Avec impatience (le vrac me manque actuellement lorsque je fais mes courses à La Caravane) ». Et 60% des répondants au sondage sont par ailleurs déjà des clients vrac réguliers dans d’autres magasins. Le trio gagnant des produits les plus achetés par les membres ?

Les nouveaux produits du rayon vrac
Les nouveaux produits du rayon vrac
  1. Les oléagineux,
  2. les céréales
  3. et les légumineuses.
Discussions, bricolage, formations : le rayon se met en place

Au vu des résultats du sondage, rapidement La Caravane s’active. Le groupe Vrac continue de mener ses missions :

  • Procéder à l’aménagement du vrac
  • S’assurer des procédures et de l’hygiène
  • Identifier les produits de référence en lien avec le groupe Achats.

Il met aussi en place de nouvelles procédures : le respect des règles d’hygiène, une formation pour les nouveaux référents vrac présents pendant chaque service d’ouverture à la vente.

En parallèle, Jean-Michel et Florian, deux membres de La Caravane mais pas du groupe Bricolage, entreprennent la construction du meuble qui recevra les silos et les bacs. Fabriqué en sapin, recouvert d’un vernis de protection, le meuble est tout simplement splendide !

Jean-Michel pose les dernières vis du meuble créé avec Florian
Jean-Michel pose les dernières vis du meuble créé avec Florian

Jean-Michel pose les dernières vis du meuble créé avec Florian

 

Un vrac 100% bio

Après plusieurs mois de travail, le rayon vrac ouvre officiellement à la vente à La Caravane le 12 mai 2021. Féculents, légumineuses, graines, fruits secs, sucre, céréales… En tout une cinquantaine de produits seront disponibles à terme. Des produits vrac exclusivement issus de l’agriculture biologique, achetés auprès de 5 fournisseurs. Un choix mûrement réfléchi par le groupe.

Les référents vrac au service
Les référents vrac au service

Un très grand merci aux membres du groupe Vrac pour leur engagement, aux bricoleurs qui ont réalisé un meuble sur mesure et à tous les référents vrac des services !

Interview de Margaux Lorier, caravanière et lauréate des César 2021

Margaux Lorier est productrice de cinéma, Montreuilloise et… coopératrice de La Caravane!
Elle a remporté le César du meilleur film de court-métrage le 12 mars dernier avec Qu’importe si les bêtes meurent, réalisé par Sofia Alaoui. Dans son discours de remerciement lors de la cérémonie, elle cite la ville de Montreuil où elle vit, travaille, sort et consomme. Nous sommes fiers de la compter parmi les membres-coopérateurs de La Caravane !
Nous avons souhaité la féliciter, parler de sa vie à Montreuil, de son engagement auprès de La Caravane et savoir quelle consomm’actrice est Margaux.

La Caravane : Félicitations pour le César! Qu’est-ce que ça change pour toi ce César?
Margaux : Au début, j’étais très fière et contente mais je pensais que ça ne changerait rien concrètement dans ma vie. Deux semaines plus tard, je me rends compte que ça a tout changé. Tout d’abord, je ressens beaucoup de sympathie et d’intérêt de la part des gens à mon égard et pour mon travail et ça me porte. C’est super que mon travail soit mis en valeur grâce au César. Avec la réalisatrice Sofia Alaoui, on est en train de produire un long-métrage adapté du court-métrage et la visibilité que nous a donné le César fait qu’aujourd’hui, tout le monde veut être de la partie. Nous avons déjà des réponses positives pour le financement et le projet avance à pas de géant. Là où il nous aurait fallu 3 ans pour concrétiser un tel projet, nous pensons pouvoir le faire en un an ! Le tournage devrait commencer en octobre, ensuite viendra le travail de post-production et nous aimerions proposer le film au prochain Festival de Cannes ! Cannes, c’est un de nos rêves avec Sofia. Nous avons rêvé de faire la première du court-métrage au Festival de Sundance et c’est ce qui s’est passé ! Nous avons rêvé du César, c’est maintenant chose faite ! Vu que tous nos rêves se sont réalisés avec ce film, on continue à rêver !

ALa Caravane: Quel est le sujet du film? Quelle différence entre le court et le long-métrage ?
Margaux : Le film raconte l’histoire d’un jeune berger qui rencontre des extra-terrestres dans les montagnes du Maroc et le choix d’un homme face à un évènement surnaturel. Sofia Alaoui a été une grande rencontre humaine à un moment important de ma vie. Nous voulions tourner au Maroc, pays auquel nous sommes très attachées toutes les deux et où l’on trouve tous types de paysages. Les effets spéciaux participent à l’esthétique du film et se marient joliment à la beauté des décors naturels.
Un 
court-métrage te donne l’opportunité d’expérimenter avec une grande liberté puisque les besoins en financements sont moindres. Par contre, sa diffusion est plus limitée puisqu’il ne passe pas en salles. Il est principalement diffusé dans les festivals et à la télévision.
Le point de départ est le même pour le long métrage, à ce détail près que nous avons choisi d’adopter un autre point de vue qui nous correspond plus, à Sofia et à moi, celui d’une femme déterminée.

La Caravane : Tu es productrice de cinéma. On pense tout de suite aux gros producteurs américains aux budgets faramineux qui financent les blockbusters. En quoi consiste ton métier ?
Margaux : Merci de me poser la question car les gens ont effectivement cette image faussée des producteurs. En ce qui me concerne, mon travail revêt deux facettes : dans un premier temps j’accompagne les porteurs d’un projet cinématographique dans l’écriture du scénario. Ma maman, professeure de littérature, m’a donné le goût des mots et des histoires. J’aime aider un réalisateur/scénariste à accoucher de son histoire. Une fois le scénario abouti, je pars à la chasse aux financements. Nous avons la chance en France que le cinéma et la culture soient largement subventionnés, ce qui permet l’émergence d’un nouveau cinéma d’auteur dans ma génération. Au sein de cette nouvelle génération, nous sommes porteurs de valeurs d’inclusivité, d’entraide, de solidarité pour faire bouger les lignes.

La Caravane : Dans ton discours à la cérémonie des César et souvent dans les interviews, tu mentionnes Montreuil. Tu n’es pourtant pas d’ici. Depuis quand habites-tu notre ville et qu’est ce qui fait de Montreuil, une ville pas comme les autres selon toi ?
Margaux : Je crois profondément que les lieux nous façonnent et nous font grandir. Je mentionne toujours le Pays basque où j’ai grandi au sens propre, où j’ai ma famille et auquel je suis très attachée. Ma famille est originaire du Sud de l’Espagne, tout proche du Maroc, où j’ai passé de nombreuses vacances étant petite et un autre lieu important pour moi, notamment dans ma conscience politique. Ma rencontre avec Sofia et le fait qu’on a tourné le film au Maroc, ne sont pas un hasard. Je suis montée à Paris pour mes études et je pensais que pour mon métier, il fallait vivre dans la capitale.
Il y a quatre ans, j’ai pourtant choisi Montreuil pour m’installer, j’aime son côté alternatif, ça bouge, les rencontres sont faciles et mes amis proches habitent ici (petite dédicace à Mathilde, Julia, Gabriel, Loïc, Laura, Manon, Thomas, Sidi etc) . Pour moi, vivre quelque part, c’est une forme d’engagement, une nouvelle façon de faire de la politique : je travaille ici, je consomme ici, je sors ici. Montreuil me rappelle les villes de province où l’on croise régulièrement des amis et où l’on peut aller boire un verre de manière imprévue. C’est un lieu où le mot lien social a encore un sens et où la mixité est une réalité. Sans vouloir faire de politique, je pense que le fait que Montreuil soit une ville communiste n’est pas étranger à cette ambiance. On trouve de tout maintenant ici, la mairie favorise beaucoup les petits commerces et maintenant j’y ai mes habitudes.

La Caravane : Bon enchaînement, quels sont tes lieux préférés à Montreuil ?
Margaux : Avant le Covid, ma vie c’était d’aller au resto, boire des coups et aller au cinéma !  J’ai mes repères et j’attends qu’ils rouvrent avec impatience…
La grosse mignonne,  pour manger un couscous, assister à un concert et boire un verre avec les amis
La librairie Libertalia parce-que l’on peut toujours discuter avec le libraire
Le parc des Beaumonts pour prendre un bol d’air frais
Les Tatas flingueuses pour se faire plaisir
Le Méliès, lieu déterminant pour moi, je vais au cinéma 2 ou 3 fois par semaine
L’épicerie associative La Caravane pour faire mes courses !

La Caravane : Oui ! Nous sommes contents de te compter parmi les membres-coopérateurs de La Caravane. Comment as-tu connu l’épicerie ?
Margaux : J’ai une amie adhérente du supermarché coopératif de La Louve à Paris et je trouvais le projet génial. J’ai entendu parler d’un projet similaire à Montreuil et quand l’épicerie a ouvert près de chez moi, le confinement est arrivé. J’ai contacté La Caravane via Facebook : Pemba, – référente du groupe Communication ndlr – m’a informée que c’était ouvert. J’ai adhéré en avril 2020 pendant le confinement, à un moment où le besoin de lien social se faisait plus prégnant.

La Caravane : Pour quelle raison as-tu décidé de devenir membre de La Caravane?
Margaux : J’ai décidé d’adhérer à La Caravane pour le collectif auquel je crois profondément. Je suis convaincue qu’ensemble on peut mettre en œuvre de grands projets qui seraient irréalisables, tout seul. C’est aussi un moyen de donner du pouvoir à mon argent : je préfère faire mes courses dans une épicerie indépendante plutôt que de donner mon argent à de grandes entreprises qui détruisent le monde. Et puis j’adore l’idée de faire des rencontres en faisant ses courses. La Caravane incarne les valeurs qui sont importantes pour moi dans tous les aspects de la vie : politique, économique et social.

La Caravane : Tu es adhérente depuis un an, qu’est-ce qui te plait à La Caravane ? De quelle manière es-tu engagée dans le projet ?
Margaux : J’adore venir à La Caravane, pour faire mes courses ou mon service, rencontrer les membres, certains sont des copains de quartier maintenant. Je fais le service du samedi matin, il y a une super ambiance avec mes « collègues ». D’ailleurs, on a trinqué au César à mon dernier service (en respectant les gestes barrière bien sûr) ! Je fais souvent la caisse ou la pesée, qui sont les postes où l’on peut discuter avec les autres coopérateurs. Je découvre de nouveaux fruits et légumes et du coup je cuisine de plus en plus. Donner 3 heures par mois pour le fonctionnement de La Caravane, franchement c’est rien! Et c’est ce qui nous permet d’appliquer des marges réduites et d’avoir des produits de qualité à un bon prix. J’aimerais m’engager davantage, participer à un groupe thématique, notamment aux Achats mais avec toutes mes activités, je n’ai pas assez de temps pour cela.

La Caravane : Qu’est-ce qui te manque ou que tu aimerais voir arriver à La Caravane?
Margaux : Je trouve de tout à La Caravane donc j’y fais toutes mes courses pour ma petite maisonnée. Les fruits et légumes sont arrivés peu après mon adhésion et je dois dire qu’ils sont excellents et à très bon prix pour du bio. On a même des fleurs tous les samedis : de superbes bouquets composés – de fleurs locales et de saison de Loiseau Jardinier ndlr – à 13 euros le bouquet ! Moi qui suis une amoureuse des fleurs, je trouve que c’est bien moins cher que ce que je payais ailleurs avant. J’en prends tous les samedis !
Ce qu’il me manque c’est peut-être le vrac car j’évite les emballages plastiques mais je sais qu’il arrive bientôt ! Ce serait bien aussi s’il y avait du pain plus souvent – souhait réalisé depuis l’entretien ndlr –
Je sais que La Caravane a vocation à devenir un supermarché coopératif. Il faudra donc changer de lieu. J’espère que ce ne sera pas trop loin car j’habite juste à côté de l’épicerie et pas trop grand non plus. Ce qui fait la différence à La Caravane c’est le lien social, c’est important de garder ça.

La Caravane : De manière générale, quelle consomm’actrice es-tu?
Margaux : Je chemine depuis quelques années vers une consommation responsable. J’ai commencé par revoir mon alimentation : je mange bio et local depuis longtemps pour une nourriture saine qui aie moins d’impact sur la planète. J’ai fait la démarche de réduire les produits qui ne sont pas de saison ou transformés tout en gardant des petits plaisirs coupables de temps en temps. J’avance dans une démarche Zéro Déchet.
J’ai adhéré à La Caravane dans l’idée d’éviter la grande distribution. J’ai vu les centres-villes désertés en province, c’est déprimant. Alors j’ai toujours favorisé les petits commerces, où on peut discuter avec les commerçants qui connaissent leurs produits, et leur permettre d’en vivre. Ce qui est super à Montreuil c’est justement que la ville favorise ce type de commerces, qu’on en trouve de tous types et qu’ils continuent de se développer, par exemple rue Dreyfus. Je n’achète pas chez Amazon ni aux GAFA en général. Cette crise aura au moins permis de mettre en avant les commerces de proximité.
Le plus difficile pour moi ça a sûrement été les fringues. Je suis une fashion-addict et j’achetais beaucoup d’habits. Je trouve de tout sur Vinted maintenant, ce qui me permet d’acheter d’occasion.
J’ai réduit beaucoup de petits plaisirs qui étaient néfastes pour la planète, comme l’assouplissant. J’essaye de faire en sorte que ma vie et ma consommation soient cohérents avec mes idées et c’est du taff ! Parfois je trouve les écolos un peu moralisateurs, à montrer du doigt ce qu’on fait de mal. Moi, je poursuis ma réflexion dans les différents domaines de consommation et j’avance, pas à pas.

La Caravane  : Merci de tous ces partages. Pour finir, je voulais te demander où l’on peut voir ton film et ton travail en général.
Margaux : Le court-métrage arrive en fin de vie. Il a été largement diffusé, en festivals et à la télévision. Il n’est malheureusement plus possible de le voir en replay, pour des raisons de droits de télévision.
Bonne nouvelle ! Stéphane Goudet, directeur artistique du cinéma Le Méliès à Montreuil veut organiser une projection de court-métrages dès que les salles rouvriront ! Nous aimerions y présenter Qu’importe si les bêtes meurent avec notre équipe. J’ai hâte!

LC : Super ! Tiens-nous informés de la date de la projection de ton court-métrage au Méliès ! On sera au rendez-vous !
Et en route pour Cannes 2022 avec le long-métrage !

Merci pour ton temps et les partages ! A bientôt à La Caravane !

Pour voir la bande-annonce du court-métrage Qu’importe que les bêtes meurent, c’est ici !

Pour suivre le travail de Margaux Lorier, c’est par là !