Interview de Margaux Lorier, caravanière et lauréate des César 2021

Margaux Lorier est productrice de cinéma, Montreuilloise et… coopératrice de La Caravane!
Elle a remporté le César du meilleur film de court-métrage le 12 mars dernier avec Qu’importe si les bêtes meurent, réalisé par Sofia Alaoui. Dans son discours de remerciement lors de la cérémonie, elle cite la ville de Montreuil où elle vit, travaille, sort et consomme. Nous sommes fiers de la compter parmi les membres-coopérateurs de La Caravane !
Nous avons souhaité la féliciter, parler de sa vie à Montreuil, de son engagement auprès de La Caravane et savoir quelle consomm’actrice est Margaux.

La Caravane : Félicitations pour le César! Qu’est-ce que ça change pour toi ce César?
Margaux : Au début, j’étais très fière et contente mais je pensais que ça ne changerait rien concrètement dans ma vie. Deux semaines plus tard, je me rends compte que ça a tout changé. Tout d’abord, je ressens beaucoup de sympathie et d’intérêt de la part des gens à mon égard et pour mon travail et ça me porte. C’est super que mon travail soit mis en valeur grâce au César. Avec la réalisatrice Sofia Alaoui, on est en train de produire un long-métrage adapté du court-métrage et la visibilité que nous a donné le César fait qu’aujourd’hui, tout le monde veut être de la partie. Nous avons déjà des réponses positives pour le financement et le projet avance à pas de géant. Là où il nous aurait fallu 3 ans pour concrétiser un tel projet, nous pensons pouvoir le faire en un an ! Le tournage devrait commencer en octobre, ensuite viendra le travail de post-production et nous aimerions proposer le film au prochain Festival de Cannes ! Cannes, c’est un de nos rêves avec Sofia. Nous avons rêvé de faire la première du court-métrage au Festival de Sundance et c’est ce qui s’est passé ! Nous avons rêvé du César, c’est maintenant chose faite ! Vu que tous nos rêves se sont réalisés avec ce film, on continue à rêver !

ALa Caravane: Quel est le sujet du film? Quelle différence entre le court et le long-métrage ?
Margaux : Le film raconte l’histoire d’un jeune berger qui rencontre des extra-terrestres dans les montagnes du Maroc et le choix d’un homme face à un évènement surnaturel. Sofia Alaoui a été une grande rencontre humaine à un moment important de ma vie. Nous voulions tourner au Maroc, pays auquel nous sommes très attachées toutes les deux et où l’on trouve tous types de paysages. Les effets spéciaux participent à l’esthétique du film et se marient joliment à la beauté des décors naturels.
Un 
court-métrage te donne l’opportunité d’expérimenter avec une grande liberté puisque les besoins en financements sont moindres. Par contre, sa diffusion est plus limitée puisqu’il ne passe pas en salles. Il est principalement diffusé dans les festivals et à la télévision.
Le point de départ est le même pour le long métrage, à ce détail près que nous avons choisi d’adopter un autre point de vue qui nous correspond plus, à Sofia et à moi, celui d’une femme déterminée.

La Caravane : Tu es productrice de cinéma. On pense tout de suite aux gros producteurs américains aux budgets faramineux qui financent les blockbusters. En quoi consiste ton métier ?
Margaux : Merci de me poser la question car les gens ont effectivement cette image faussée des producteurs. En ce qui me concerne, mon travail revêt deux facettes : dans un premier temps j’accompagne les porteurs d’un projet cinématographique dans l’écriture du scénario. Ma maman, professeure de littérature, m’a donné le goût des mots et des histoires. J’aime aider un réalisateur/scénariste à accoucher de son histoire. Une fois le scénario abouti, je pars à la chasse aux financements. Nous avons la chance en France que le cinéma et la culture soient largement subventionnés, ce qui permet l’émergence d’un nouveau cinéma d’auteur dans ma génération. Au sein de cette nouvelle génération, nous sommes porteurs de valeurs d’inclusivité, d’entraide, de solidarité pour faire bouger les lignes.

La Caravane : Dans ton discours à la cérémonie des César et souvent dans les interviews, tu mentionnes Montreuil. Tu n’es pourtant pas d’ici. Depuis quand habites-tu notre ville et qu’est ce qui fait de Montreuil, une ville pas comme les autres selon toi ?
Margaux : Je crois profondément que les lieux nous façonnent et nous font grandir. Je mentionne toujours le Pays basque où j’ai grandi au sens propre, où j’ai ma famille et auquel je suis très attachée. Ma famille est originaire du Sud de l’Espagne, tout proche du Maroc, où j’ai passé de nombreuses vacances étant petite et un autre lieu important pour moi, notamment dans ma conscience politique. Ma rencontre avec Sofia et le fait qu’on a tourné le film au Maroc, ne sont pas un hasard. Je suis montée à Paris pour mes études et je pensais que pour mon métier, il fallait vivre dans la capitale.
Il y a quatre ans, j’ai pourtant choisi Montreuil pour m’installer, j’aime son côté alternatif, ça bouge, les rencontres sont faciles et mes amis proches habitent ici (petite dédicace à Mathilde, Julia, Gabriel, Loïc, Laura, Manon, Thomas, Sidi etc) . Pour moi, vivre quelque part, c’est une forme d’engagement, une nouvelle façon de faire de la politique : je travaille ici, je consomme ici, je sors ici. Montreuil me rappelle les villes de province où l’on croise régulièrement des amis et où l’on peut aller boire un verre de manière imprévue. C’est un lieu où le mot lien social a encore un sens et où la mixité est une réalité. Sans vouloir faire de politique, je pense que le fait que Montreuil soit une ville communiste n’est pas étranger à cette ambiance. On trouve de tout maintenant ici, la mairie favorise beaucoup les petits commerces et maintenant j’y ai mes habitudes.

La Caravane : Bon enchaînement, quels sont tes lieux préférés à Montreuil ?
Margaux : Avant le Covid, ma vie c’était d’aller au resto, boire des coups et aller au cinéma !  J’ai mes repères et j’attends qu’ils rouvrent avec impatience…
La grosse mignonne,  pour manger un couscous, assister à un concert et boire un verre avec les amis
La librairie Libertalia parce-que l’on peut toujours discuter avec le libraire
Le parc des Beaumonts pour prendre un bol d’air frais
Les Tatas flingueuses pour se faire plaisir
Le Méliès, lieu déterminant pour moi, je vais au cinéma 2 ou 3 fois par semaine
L’épicerie associative La Caravane pour faire mes courses !

La Caravane : Oui ! Nous sommes contents de te compter parmi les membres-coopérateurs de La Caravane. Comment as-tu connu l’épicerie ?
Margaux : J’ai une amie adhérente du supermarché coopératif de La Louve à Paris et je trouvais le projet génial. J’ai entendu parler d’un projet similaire à Montreuil et quand l’épicerie a ouvert près de chez moi, le confinement est arrivé. J’ai contacté La Caravane via Facebook : Pemba, – référente du groupe Communication ndlr – m’a informée que c’était ouvert. J’ai adhéré en avril 2020 pendant le confinement, à un moment où le besoin de lien social se faisait plus prégnant.

La Caravane : Pour quelle raison as-tu décidé de devenir membre de La Caravane?
Margaux : J’ai décidé d’adhérer à La Caravane pour le collectif auquel je crois profondément. Je suis convaincue qu’ensemble on peut mettre en œuvre de grands projets qui seraient irréalisables, tout seul. C’est aussi un moyen de donner du pouvoir à mon argent : je préfère faire mes courses dans une épicerie indépendante plutôt que de donner mon argent à de grandes entreprises qui détruisent le monde. Et puis j’adore l’idée de faire des rencontres en faisant ses courses. La Caravane incarne les valeurs qui sont importantes pour moi dans tous les aspects de la vie : politique, économique et social.

La Caravane : Tu es adhérente depuis un an, qu’est-ce qui te plait à La Caravane ? De quelle manière es-tu engagée dans le projet ?
Margaux : J’adore venir à La Caravane, pour faire mes courses ou mon service, rencontrer les membres, certains sont des copains de quartier maintenant. Je fais le service du samedi matin, il y a une super ambiance avec mes « collègues ». D’ailleurs, on a trinqué au César à mon dernier service (en respectant les gestes barrière bien sûr) ! Je fais souvent la caisse ou la pesée, qui sont les postes où l’on peut discuter avec les autres coopérateurs. Je découvre de nouveaux fruits et légumes et du coup je cuisine de plus en plus. Donner 3 heures par mois pour le fonctionnement de La Caravane, franchement c’est rien! Et c’est ce qui nous permet d’appliquer des marges réduites et d’avoir des produits de qualité à un bon prix. J’aimerais m’engager davantage, participer à un groupe thématique, notamment aux Achats mais avec toutes mes activités, je n’ai pas assez de temps pour cela.

La Caravane : Qu’est-ce qui te manque ou que tu aimerais voir arriver à La Caravane?
Margaux : Je trouve de tout à La Caravane donc j’y fais toutes mes courses pour ma petite maisonnée. Les fruits et légumes sont arrivés peu après mon adhésion et je dois dire qu’ils sont excellents et à très bon prix pour du bio. On a même des fleurs tous les samedis : de superbes bouquets composés – de fleurs locales et de saison de Loiseau Jardinier ndlr – à 13 euros le bouquet ! Moi qui suis une amoureuse des fleurs, je trouve que c’est bien moins cher que ce que je payais ailleurs avant. J’en prends tous les samedis !
Ce qu’il me manque c’est peut-être le vrac car j’évite les emballages plastiques mais je sais qu’il arrive bientôt ! Ce serait bien aussi s’il y avait du pain plus souvent – souhait réalisé depuis l’entretien ndlr –
Je sais que La Caravane a vocation à devenir un supermarché coopératif. Il faudra donc changer de lieu. J’espère que ce ne sera pas trop loin car j’habite juste à côté de l’épicerie et pas trop grand non plus. Ce qui fait la différence à La Caravane c’est le lien social, c’est important de garder ça.

La Caravane : De manière générale, quelle consomm’actrice es-tu?
Margaux : Je chemine depuis quelques années vers une consommation responsable. J’ai commencé par revoir mon alimentation : je mange bio et local depuis longtemps pour une nourriture saine qui aie moins d’impact sur la planète. J’ai fait la démarche de réduire les produits qui ne sont pas de saison ou transformés tout en gardant des petits plaisirs coupables de temps en temps. J’avance dans une démarche Zéro Déchet.
J’ai adhéré à La Caravane dans l’idée d’éviter la grande distribution. J’ai vu les centres-villes désertés en province, c’est déprimant. Alors j’ai toujours favorisé les petits commerces, où on peut discuter avec les commerçants qui connaissent leurs produits, et leur permettre d’en vivre. Ce qui est super à Montreuil c’est justement que la ville favorise ce type de commerces, qu’on en trouve de tous types et qu’ils continuent de se développer, par exemple rue Dreyfus. Je n’achète pas chez Amazon ni aux GAFA en général. Cette crise aura au moins permis de mettre en avant les commerces de proximité.
Le plus difficile pour moi ça a sûrement été les fringues. Je suis une fashion-addict et j’achetais beaucoup d’habits. Je trouve de tout sur Vinted maintenant, ce qui me permet d’acheter d’occasion.
J’ai réduit beaucoup de petits plaisirs qui étaient néfastes pour la planète, comme l’assouplissant. J’essaye de faire en sorte que ma vie et ma consommation soient cohérents avec mes idées et c’est du taff ! Parfois je trouve les écolos un peu moralisateurs, à montrer du doigt ce qu’on fait de mal. Moi, je poursuis ma réflexion dans les différents domaines de consommation et j’avance, pas à pas.

La Caravane  : Merci de tous ces partages. Pour finir, je voulais te demander où l’on peut voir ton film et ton travail en général.
Margaux : Le court-métrage arrive en fin de vie. Il a été largement diffusé, en festivals et à la télévision. Il n’est malheureusement plus possible de le voir en replay, pour des raisons de droits de télévision.
Bonne nouvelle ! Stéphane Goudet, directeur artistique du cinéma Le Méliès à Montreuil veut organiser une projection de court-métrages dès que les salles rouvriront ! Nous aimerions y présenter Qu’importe si les bêtes meurent avec notre équipe. J’ai hâte!

LC : Super ! Tiens-nous informés de la date de la projection de ton court-métrage au Méliès ! On sera au rendez-vous !
Et en route pour Cannes 2022 avec le long-métrage !

Merci pour ton temps et les partages ! A bientôt à La Caravane !

Pour voir la bande-annonce du court-métrage Qu’importe que les bêtes meurent, c’est ici !

Pour suivre le travail de Margaux Lorier, c’est par là !

Du pain frais à la Caravane !

La Caravane vous propose du pain frais de façon régulière, nous vous présentons aujourd’hui un de nos fournisseurs.

Si vous ne la connaissez pas encore, partons à la découverte de La Conquête du Pain, boulangerie autogérée et anarchiste qui s’anime au 47 Rue de la Beaune à Montreuil depuis 2010.



L’éthique et les valeurs au cœur du projet se révèlent sous différentes dynamiques. Dans un premier temps, le produit : il traduit la valorisation d’un savoir-faire, celui du pain Bio au levain, un choix gage de qualité. 

Plus intéressant au niveau nutritionnel, grâce notamment aux bactéries lactiques qui permettent la fermentation, l’activation de l’enzyme phytase et donc la réduction de la teneur en acide phytique (agent complexant qui entraîne une diminution de la solubilité de différents minéraux comme le fer, le zinc, ou encore le magnésium et un amoindrissement de leur absorption intestinale ;  une synthèse intéressante : https://hal.inrae.fr/hal-02957537/document) ; le pain au levain est également plus digeste, la fermentation n’étant pas alcoolique comme avec la levure. 

En plus d’augmenter la biodisponibilité des minéraux, la fermentation au levain permet le développement des arômes du pain. Une quantité de fibres plus importante lui procure un index glycémique plus bas que le pain fait avec de la levure de boulanger.

Cela nécessite cependant un peu de patience, la fermentation étant plus longue que pour un pain “blanc”.


Une réelle volonté de rendre un pain au levain accessible à toutes les bourses.
La question de l’accessibilité de chacun.e à une alimentation saine est essentielle à La Conquête du Pain, grâce à une tarification solidaire comme le principe de la baguette suspendue ou encore, via le dépôt quotidien d’une cagette remplie des invendus de la journée déposée devant la boulangerie.

Les salarié.e.s sont motivé.e.s par une réelle envie de rendre le pain au levain accessible à toutes les bourses.

 

Une démarche militante.

Le choix de l’autogestion est le principal moteur du fonctionnement en interne de cette SCOP (Société Coopérative), pour la dizaine de salarié.e.s qui y travaillent avec une rémunération équitable entre eux/elles, des AG régulières pour faire entendre la voix de chaque salarié.e et prendre des décisions collectives.

Un “lieu-relais”, un “lieu ressource”
Au-delà de la défense d’un savoir-faire boulanger, acheter les pains de La Conquête du Pain c’est aussi découvrir et soutenir un lieu qui n’est pas seulement une boutique mais un réel lieu social. Nous pouvons, grâce à un coin “infos”, y découvrir les dernières initiatives locales ou encore, y suivre l’actualité des luttes locales et internationales (en dégustant le café zapatiste, symbole des luttes paysannes chiapas). 

Il est bon, il est frais, venez savourer le pain au levain de La Conquête du Pain, en vente à la Caravane ! (:

« Fablab Expérience » : Co-opération entre associations pour un projet solidaire made in Montreuil 

Fablab La Verrière  

Vendredi 9 avril, La Caravane était conviée à la rencontre avec les équipes impliquées dans le projet de mobilisation d’un groupe de jeunes accompagnés par la Mission Locale Intercommunale, dont le siège est à Montreuil et le Fablab La Verrière pour la remise officielle de leur ouvrage à l’association Fruits défendus.

Le projet : le parcours « Fablab Experience », financé par la Fondation Orange, propose à des jeunes de 16 à 25 ans suivis par une mission locale de partir à la découverte du monde des fablabs en répondant au besoin d’un partenaire extérieur. Ici, il s’agit de concevoir et fabriquer la signalétique pour l’association Fruits défendus des Murs à Pêches, accompagnés par l’équipe du Fablab La Verrière, lauréat de l’appel à projets Fablab Solidaire 2020.

7 jeunes Montreuillois.es mobilisé.e.s dans le cadre du programme Garantie Jeunes mis en place par la MIEJ 4-93 – Mission Locale Intercommunale des villes de Montreuil, Bagnolet, Noisy-le-Sec et Romainvillle. Mathias, Wadaa, Steven, Diane, Adnane et Moktar sont accompagnés par la conseillère Sountou Tandia, sous la direction de Pascal Bouxirot.

Lbelle équipe a conçu et fabriqué la signalétique pour les terrains des Murs à Pêches situés au 140 rue Saint Antoine. Ces 8000 m² de terrain sont gérés et mis en valeur par les bénévoles des Fruits défendus, une association qui promeut l’agriculture urbaine et durable via la permaculture. Après la remise en état des lieux en cours et la restauration des murs à pêches du terrain, l’objectif est de créer un jardin verger et potager. Les Murs à Pêches ont été officiellement reconnus Patrimoine d’Ile-de-France en novembre 2020.

Cet ensemble de signalétique inclut plusieurs panneaux en bois : le plan du terrain, des planches explicatives du projet et les panneaux d’identification de chaque parcelle ou élément : potager mandala, mare naturelle, puits, etc. Les jeunes ont également fabriqué des passe-têtes en forme de pêches pour les petits visiteurs.

Le groupe de jeunes a été accompagné sur la partie technique par l’équipe du FabLab La Verrière, sous la direction de Laura Deveille : Laetitia Aymé, facilitatrice, Salah et Logan. Les différentes étapes du projet : collecte de palettes à recycler, prise en main du logiciel de dessin vectoriel et conception des visuels, découpe et gravure laser sur bois à l’aide d’une machine à commande numérique, grâce à la découpeuse laser du Fablab.

Et La Caravane dans tout ça? Notre épicerie associative a fourni la matière première : les palettes nécessaires à la fabrication des panneaux en bois recyclé.

Bravo aux jeunes pour ces belles réalisations, ils ont ainsi découvert le travail du bois grâce aux techniques de conception numérique. Au-delà des compétences techniques acquises, cette initiative leur a permis de mener à bien un projet de la conception à la fabrication et de faire un travail technique dont ils ne se sentaient pas capables quelques semaines auparavant. Cette expérience leur a aussi donné l’opportunité de se présenter en tant que prestataire de service pour honorer la demande d’un client, tout cela grâce à un accompagnement de qualité et à un beau travail d’équipe!

Merci aux bénévoles de l’association Fruits défendus pour l’accueil et la visite : Diana, Florence, Cyril, Thierry et Serge.

Merci à Pascal Germain de La Caravane pour la coordination avec Laetitia Aymé du FabLab La Verrière.

 

Interview et portrait d’Eugénie, coordinatrice du projet

Le journal Le Montreuillois met en avant La Caravane dans son dernier numéro et demande à Eugénie, coordinatrice du projet et salariée de La Caravane, d’imaginer le monde de demain…

Article du Montreuillois avec Eugénie Saelens

L’article du Montreuillois est à retrouver ici ou en cliquant sur la photo ci-dessus.

A cette occasion, Eugénie s’est pliée au jeu du portrait d’une caravanière pour nous.

✅ La raison qui m’a fait rejoindre la Caravane : pouvoir changer les choses à mon échelle.
🛒 Le produit que j’ai découvert à la Caravane : l’ail noir.
😍 Mon produit préféré à la Caravane : les fromages de chez Ottanta (burrata, halum, mozzarella…).
💡 Ce qui me plaît le plus dans mon travail au quotidien : la diversité des membres avec qui je partage mes journées.
📚 Le livre que je conseille à tous les membres : « Les petits » de Marion Fayolle.
🎼 Ma musique durant le confinement/couvre-feu : Estrelar de Marcos Valle, qui te donne la pêche.
🎬 Mon film préféré : « Le nouveau monde » de Terrence Malick.

MERCI !

Ce mois de mars, Caravanier rimait avec Solidarité grâce aux deux appels aux dons organisés par le groupe APPI (Animation-Partage-Proximité-Inclusivité).

5, 6 et 7 mars – Collecte nationale des Restos du Cœur

Vous avez été nombreuses et nombreux au rendez-vous pour la Collecte nationale annuelle des Restos du Cœur, l’évènement solidaire et convivial incontournable de la vie de l’association ! Il permet d’aider l’association à assurer une continuité de l’aide alimentaire toute l’année grâce à la collecte de produits alimentaires et d’hygiène, auprès de la clientèle des grandes surfaces et magasins de proximité.
A La Caravane, nous sommes fiers d’annoncer que 9 cageots de dons de toutes sortes ont été collectés sur le week-end des 5, 6 et 7 mars, soit 65 kg de denrées, ce qui équivaut à 61 repas distribués.
Ci-après le message de remerciement d’Yves Tassel, co-responsable du centre des Restos du Cœur de Montreuil… et caravanier. Eh oui ! Nombre de nos adhérents sont aussi bénévoles aux Restos du Cœur.

« Merci pour l’initiative envers les restos,
La collecte de La Caravane (9 cageots bien remplis) nous a rapporté 65 kg de produits aussi divers et variés que possible.
Belle expérience pour tous !
Tous nos remerciements aux membres donateurs.
Bien cordialement
Yves Tassel »

12, 13 et 14 mars – Collecte contre la précarité menstruelle en partenariat avec la Maison des Femmes Thérèse Clerc à Montreuil

A la Maison des Femmes, la présidente et des membres des groupes APPI et communication de la Caravane devant la collecte réalisée
A la Maison des Femmes, la présidente et des membres des groupes APPI et communication de la Caravane devant la collecte réalisée

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, La Caravane s’est rapprochée de la Maison des Femmes Thérèse Clerc pour organiser une collecte de protections périodiques afin de lutter contre la précarité menstruelle.
La Maison des Femmes Thérèse Clerc est une association féministe de lutte pour l’émancipation, pour l’accès aux droits et contre toutes les violences faites aux femmes à Montreuil, dans toute la France et les autres pays du monde.
Cette association soutient les femmes précaires pour qui l’achat de protections périodiques constitue un budget important – surtout si elles ont plusieurs filles – et qui sont parfois obligées de les remplacer par des chiffons, ou même du papier journal.
La collecte a permis de récolter l’équivalent d’un caddie entier de protections périodiques et de produits d’hygiène.
Roselyne Rollier, présidente de la Maison des Femmes, remercie chaleureusement les caravaniers et caravanières de leur solidarité.

Du poisson frais à La Caravane !

La Caravane devient point relais Poiscaille – le circuit-court des produits de la mer

Poiscaille, c’est :

  • Du poisson sauvage et 100% français
  • Du poisson ultra-frais : 48h maximum entre la pêche et votre assiette
  • Une pêche éthique : les pêcheurs sont payés au prix juste
  • Une pêche durable

Bien manger, oui. Au détriment de la planète, non !

Poiscaille vous propose des produits issus d’une pêche objectivement durable, en suivant des critères précis :

  • des navires de 12 mètres maximum, pas plus de 3 hommes à bord, pour une pêche à petite échelle. Des sorties à la journée.
  • ligne, casier, filet droit, plongée, pêche à pied. Pas de chalut, pas de drague. Une pêche sélective, des fonds marins préservés.
  • pêchées et manipulées avec soin, toutes les espèces préservent leurs qualités. Connues ou oubliées, chez Poiscaille, elles sont toutes valorisées.

En direct, du bateau à l’assiette

Transparent : contrôle de la provenance et de la qualité. Poiscaille est toujours en lien avec le pêcheur.
Ultra-frais : 48 heures maximum entre la sortie de l’eau à bord du bateau et la livraison.
Des prix justes, pour tous : mieux rémunérer le pêcheur (+20%), tout en garantissant un prix de vente accessible au consommateur.

Au cœur des valeurs de Poiscaille: son réseau de pêcheurs

Poiscaille sillonne toutes les côtes de France pour dénicher les pêcheurs qui sont sur le pont chaque jour pour remplir les casiers.
Poiscaille vous embarque aux côtés de ces amoureux du métier !

Comment ça marche?

Le casier de la mer : la version marine du panier de légumes, flexible et sans engagement.

Ma commande en 4 étapes:

  1. Je crée ma formule
  2. Les pêcheurs pêchent
  3. Je choisis mon casier
  4. Je reçois mon colis à La Caravane

Pour vos commandes, ça se passe par là : poiscaille.fr/commander
Retrait des paniers à La Caravane le mercredi entre 14h et 17h30.

© Crédits photos : Poiscaille

Gros plan sur le groupe bricolage

La construction du projet coopératif de La Caravane, ce n’est pas qu’au figuré !

Les nouveaux présentoirs pour les légumes, les tisanes et les fruits secs, l’affichage en magasin, l’uniformisation des éclairages… Toutes ces belles réalisations sont l’œuvre du groupe bricolage.

Le nouveau meuble de présentation des légumes
Le nouveau meuble de présentation des légumes

« Le groupe bricolage vient en réponse aux besoins de tous les groupes », s’enthousiasme Pascal, spécialiste de la ponceuse. Le groupe communication a besoin d’un support d’affichage pour son stand au Marché paysan ? Les bricoleurs sont là pour le réaliser !

Le bois de récup’ pour un réemploi réussi

Benoît, Claire, Marjorie, Nicolas et Pascal poncent, clouent, raccordent des fils, collent, mesurent, se mettent en quatre pour littéralement construire l’épicerie de La Caravane. Souvent à partir de palettes récupérées après les livraisons, ils font des merveilles. En témoigne le nouveau meuble de présentation des légumes intégralement réalisé à la main par nos bricoleurs.

Pascal en plein ponçage de palette
Pascal en plein ponçage de palette
Vitrine, nouveaux meubles, enseigne… Les projets en cours et à venir

Avec l’arrivée prochaine du vrac, que les membres attendent avec impatience, les bricoleurs ont encore de quoi montrer leur savoir-faire !  Car qui dit vrac, dit supports à fabriquer pour tous les contenants qui accueilleront les nouveaux produits.

Le présentoir tisanes et fruits secs
Le présentoir tisanes et fruits secs

Et pour encore mieux mettre en valeur le magasin, une enseigne extérieure est en cours de préparation.

L'affichage en magasin
L’affichage en magasin
Appel aux bricolos de bonne volonté

Les projets sont nombreux. Alors si vous vous sentez l’âme d’un bricoleur ou d’une bricoleuse ou si vous avez des compétences spécifiques, n’hésitez pas à rejoindre le groupe ! Parce que La Caravane, ce n’est pas qu’une épicerie. C’est un ensemble de personnes prêtes à donner un peu de leur temps et de leurs connaissances diverses et variées pour faire vivre ce projet dans un esprit coopératif.

Pour plus d’informations ou pour rejoindre le groupe, c’est par ici : bricolage@lacaravanecoop.fr

La palette, matériau fétiche du groupe bricolage
La palette, matériau fétiche du groupe bricolage

[ Portrait d’une caravanière sous couvre-feu]

A l’occasion de la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes, ce sont des portraits de caravanières que nous vous proposons cette semaine, pour mettre en lumière la diversité des membres de La Caravane.
Découvrez le portrait de Karin !
✅ La raison qui m’a fait rejoindre la caravane : c’est l’envie que les produits de qualité soient accessibles à tous. J’aime vraiment l’esprit qui règne dans notre petit supermarché. Un esprit de solidarité et de bienveillance.
💡 Le groupe thématique auxquel je participe : Je fais partie du groupe APPI (Animation / Partage / Proximité / Inclusivité), qui travaille sur la solidarité et les ateliers que La Caravane veut voir se développer.
😍 Mon produit préféré à La Caravane : Il y a beaucoup de produits qui me plaisent à La Caravane, le café torréfié Capuch’ Le Micro Torréfacteur de Montreuil, les bières brassées à Montreuil, les fruits secs de chez Pépite. Tout ce qui fait le lien avec des produits de proximité. Les fruits et légumes également.
Je trouve que les initiatives  du groupe Achat pour par exemple les huîtres, les fleurs, sont géniales !
Le poste qui me plaît le plus quand je fais mon service : un peu tous ! J’aime l’idée de la flexibilité, qu’on puisse faire des tâches très variées durant le service.
🎬  🎼  Mes goûts en matière de culture pour les moments de confinement : je vous recommande vivement en replay sur ARTE « Dieu seul me voit » de Bruno Podalydès,  J’aime la littérature japonaise.📚
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[ Portrait d’une caravanière sous couvre-feu ]

A l’occasion de la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes, ce sont des portraits de caravanières que nous vous proposons cette semaine, pour mettre en lumière la diversité des membres de La Caravane.
Pemba est dans le projet depuis la 1ère réunion d’information en septembre 2017.
✅ La raison qui m’a fait rejoindre La Caravane : Le côté pédagogique, reprendre la main sur notre consommation. 👥💪
💡 Les groupes thématiques auxquels je participe : Communication, APPI (Animation / Partage / Proximité / Inclusivité) et membre du CA
🛒 Le produit découvert à la Caravane : le chocolat Cachet (la grosse tablette !)🍫
😍 Mon produit préféré à La Caravane : le beurre de cacao Lamazuna
et les eaux florales de Avril 🧴
🎬 Mon film préféré : Little Miss Sunshine ✨
🎼 Ma musique durant le confinement/couvre-feu : Havana D’Primera – Quiero Verte Otra Vez☀️
📚 Le bouquin que je conseille à tous les membres : Un long chemin vers la liberté de Nelson Mandela.
☀️ La première chose que je ferai après la crise sanitaire : Reprendre la danse, en direct ! 💃

Du fromage en direct des producteurs du Jura à la Caravane

Vous les avez plébiscités en pré-commande à Noël, les fromages de la Fruitère des Suchaux sont désormais à l’épicerie toute l’année ! Vous trouverez le Comté et Morbier d’Appellation d’Origine Contrôlée en provenance des Vosges au rayon frais de La Caravane.

La fruitière des Suchaux est située à Les Fins (25500) dans le berceau de la race montbéliarde depuis 1866. C’est une coopérative comprenant 10 fermes productrices de lait AOP Comté et Morbier. Le lait est livré matin et soir « à la coulée » par les producteurs. Il est transformé 7j/7 par les fromagers en Comté, Morbier, raclette, leur célèbre Tomme au Genévrier, beurre et crème crue. Les fromages sont affinés dans leurs caves puis commercialisés aux 4 coins de la France et à l’étranger.

La Fruitière des Suchaux est affiliée à l’association Bleu Blanc Cœur depuis la création de ce label en 2000.
Chaque semaine, la coopérative accueille les visiteurs afin de leur faire découvrir la filière AOP Comté, son cahier des charges, la fruitière, la fabrication du fromage, les caves. La fruitière vous accueillera avec grand plaisir !
http://www.comte-des-suchaux.com/

Le film «Il est temps et Comté, la Fruitière des Suchaux » vous permettra de plonger dans les paysages époustouflants du Haut-Doubs.
https://www.facebook.com/watch/?v=1410681769067671